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Paris-Berlin, le débat: Peut-on rire de tout?
Paris-Berlin, le débat: Peut-on rire de tout?
23.04.2009, 22.15 arte, 60'

Présentation: Thea Dorn, Rédaction en chef: Christian Popp, Réalisation: Markus Hilß

La satire a toujours été un moyen détourné de braver les interdits et de critiquer les puissants dans une relative impunité, bien qu’elle soit perçue différemment selon le pays : Charlie Chaplin parodiait Hitler en 1940 en toute liberté ; le réalisateur juif allemand Dani Levy, lui, a essuyé une volée de bois vert pour sa comédie Mon Führer. Et tandis que les caricatures de Mahomet ont fait sourire dans de nombreux pays occidentaux, elles ont choqué dans la plupart des pays islamiques.
À Vienne, la pièce Pension F, mettant en scène Joseph Fritzl, ce père qui a séquestré et violé sa fille pendant vingt-quatre ans, a fait scandale et a dû se jouer sous protection policière. Autre exemple: la tentative de Nicolas Sarkozy de faire interdire la vente de la poupée vaudoue à son effigie. Vouée à être transpercée d’aiguilles, elle était une manière de piquer symboliquement le président là où ça fait mal. Ce qui ne parvient pas à se régler dans le débat public finit par atterrir devant les tribunaux, où s’opposent liberté d’expression et libertés publiques. Charlie Hebdo en France, Titanic en Allemagne, sont bien placés pour le savoir.

Où sont les limites à la satire? “Nulle part”, prétendait l’écrivain allemand Kurt Tucholsky. La satire serait donc au-dessus des lois, des conventions sociales? Thea Dorn engage le débat.

Invités: Dani Levy - Réalisateur, Plantu - Dessinateur de presse, Vera Lengsfeld - ancienne dissidente en RDA et Ralf König - Dessinateur de BD.